Le blason des familles Rivard

Blason de l'Association datant de 1724
Blason de l’Association datant de 1724

BOUCLIER : Par fasce : Fasce supérieure : fond bleu azur avec croix or. Fasce inférieure : fond or ponctué de trois boutons de rose, avec semis parsemés dans le champ.

MOT D’ORDRE : Aucun

LHEAUME est surmonté d’une targe formée de deux bandes de soie tordue et roulée sur elle-même.
Les couleurs de la targe alternent entre le métal dominant et la couleur dominante du bouclier. Ces couleurs sont l’emblème graphique de la famille.
Le style du heaume n’est pas précisé dans les armoiries, et l’artiste a pu donner libre cours à ses talents pour le dessiner, tout comme le MANTEAU.

L’ÉCUSSON se dégage de la targe. Il a été dessiné pour briller de tous ses feux et servir de point de ralliement pour les guerriers durant la confusion de la bataille pour mieux protéger le héraut.

Le MANTEAU représente une pèlerine qui drape le heaume; il sert à protéger le heaume et l’armure polie des intempéries.
Il est souvent représenté sur les armoiries par des rubans ou des feuilles de toutes sortes, pour symboliser qu’il a été déchiré en lambeaux sur le champ de bataille.
Le manteau ou pèlerine ne fait pas partie des armoiries reconnues.
Les seuls éléments consignés des armoiries sont le bouclier, l’écusson et le mot d’ordre.

Le BOUCLIER: Le bouclier Rivard est divisé en fasces.
La fasce représente la gaine ou ceinture placée autour du corps en l’honneur d’un fait d’armes mémorable.
Les charges placées sur la fasce sont des marques honorables.

Ces partitions représentent les assauts et les coups portés au bouclier à l’issu des combats.
Ses fractures prouvent la valeur du héraut qui a su soutenir sa cause contre l’ennemi durant
les pires moments de la bataille.
Ces marques sont toujours incrustées dans le bouclier comme symbole d’une victoire honorable.

Le MÉTAL et la COULEUR sont des symboles choisis pour signifier une vertu ou relater un fait sur les origines du héraut.
Ces métaux et ces couleurs revêtaient beaucoup d’importance à cette époque, car ils avaient des vertus magiques ou des pouvoirs astrologiques très prisés par les sages de l’époque.

AZUR : Une nuance de bleu qui représente la couleur du ciel et qui sous-entend des valeurs de justice, d’humilité, de loyauté et de persévérance pour le héraut.
Ce bleu, c’est aussi Jupiter parmi les astres, le saphir parmi les pierres précieuses et la violette parmi les fleurs.
Le bleu représente aussi le Paradis, l’ultime création, le tribun et la Maison de Dieu.

GUEULES : Le rouge en langue héraldique s’appelle « gueules » et, selon certains auteurs,
ce mot est tiré de l’hébreu  » gulade » qui signifie drap rouge; d’autres auteurs favorisent le mot arabe « gula » qui signifie « rose rouge ».

Selon toute vraisemblance, le mot français « gueule » représente le mieux la couleur,
car il fait allusion à la gueule de l’animal sauvage d’où coule le sang de la proie.
Le rouge est une couleur royale qui a longtemps été utilisée pour les apparats royaux.
Cette couleur dénote l’habileté martiale, l’audace, la force, la valeur et la magnanimité.
Elle est la plus noble de toutes les couleurs.
Elle est assimilée à la planète Mars, au rubis et à la rose.

OR : Représente le métal précieux et est habituellement illustré dans les dessins héraldiques par le jaune.
Ce métal surpasse tous les autres pour sa valeur, sa pureté et sa finesse; le héraut doit donc surpasser tous les autres par sa valeur, son audace et sa vertu.
Ce métal, dit-on, laisse présager que le héraut possède la sagesse, la richesse et un esprit noble.
L’or, c’est le soleil parmi les astres, la topaze parmi les pierres et le cyprès parmi les plantes, avec toutes les propriétés magiques et astrologiques de chacun.

CROIX : Une croix dont les quatre branches sont de même longueur.
Symbole de la chrétienté souvent adopté par les pèlerins en Terre Sainte pour commémorer leur voyage périlleux et leur foi inébranlable.

La ROSE : Selon Guillim, la rose sous-entend le bien traqué par le mal (la rose et ses épines).

D’autres y voient un lien avec l’Église.
Les papes avaient coutume de présenter des fleurs à leurs alliés, que ce soit des fleurs réelles ou des fleurs coulées dans le métal précieux.
La rose héraldique est habituellement dessinée seule de la façon la plus simple.
Sa couleur est toujours définie et ses feuilles sont habituellement vertes.

 

Source de référence de la description héraldique: Armorial Général par LB. Rietstap. Variante du nom Rivart (Belgique 31 mai 1749)